Quand je vous écris, on est dimanche soir.
Je viens tout juste de passer à travers les centaines de courriels que vous m’avez envoyés pendant le temps des Fêtes. Vos réponses, vos partages, vos mots…
Je veux vous le redire : je les lis tous. Même si je n’ai pas toujours le temps de répondre à chacun, je les lis. Et ça me touche profondément.
Aujourd’hui, j’avais envie de vous partager quelque chose de très précieux.
J’ai reçu le courriel d’une artiste.
Pendant des années, elle a vécu de sa création. Elle peignait, réalisait des fresques, inventait des œuvres sorties tout droit de son imaginaire… et ça fonctionnait. Elle travaillait fort, oui, mais la passion la portait.
Puis, avec le recul, elle m’a confié qu’elle réalise à quel point elle était privilégiée, sans même s’en rendre compte, dans cette période d’abondance et de grands élans.
Et puis la vie a pris le dessus : les enfants, les déménagements, les séparations, les deuils…
Et peu à peu, cette partie d’elle s’est mise à l’abri. Pas parce qu’elle avait disparu, mais parce qu’elle a été rangée quelque part en elle, le temps de tenir debout.
Ce qui m’a bouleversée, c’est l’image qu’elle a déposée dans ses mots.
Elle parlait d’un fil d’or. Un fil intérieur, précieux, qui l’avait déjà sauvée autrefois.
Elle disait porter, en secret, le désir de le réparer… comme si elle avait gardé quelques braises, juste assez pour éclairer son obscurité et, un jour, réenchanter son rêve.
Vous comprenez pourquoi ça m’a touchée?
Parce que je crois que c’est ce qu’on vit tous, à notre façon.
On a tous un artiste en nous. Peu importe le médium. Peu importe la forme.
Et ce fil d’or, je le vois comme le lien avec notre part créative :
ce qui nous allume,
ce qui nous remet en mouvement,
ce qui nous fait du bien, sans qu’on ait besoin de le justifier.
Notre fil d’art !
Parfois, la vie va vite… et on oublie ce fil-là.
On ne l’éteint pas. On le met de côté, le temps de traverser.
Mais il reste là, quelque part, à attendre qu’on revienne s’y reconnecter.
Et en ce début janvier, je sens que ce message est une invitation toute simple :
laisser plus de place, dans notre année, à ce qui nous fait du bien et nous remet vivants.
Pas besoin d’un grand plan.
Pas besoin de réussir quoi que ce soit.
Juste choisir de petits moments.
Une heure ici et là.
Un geste. Une intention.
Un espace qu’on se donne pour créer à notre façon… et se retrouver un peu.
Souvent, vous me dites que mes mots tombent à point.
Et je souris, parce que je réalise que c’est vrai dans les deux sens.
Vos réponses, vos confidences, vos histoires…
Elles arrivent, elles aussi, exactement au bon moment pour moi.
C’est un échange.
Si mes mots peuvent nourrir, apaiser ou rallumer quelque chose en vous, sachez que vos retours, vos élans, vos vérités me nourrissent tout autant.
Merci d’être là.
Merci de me lire.
Merci de faire partie de cet échange vivant, où l’on ne sait pas toujours qui aide qui.
Avec toute ma gratitude,
Lyse-Anne