Avec la sagesse (celle qui arrive tranquillement ☺️)‚ je continue de travailler mon développement personnel. Pas parce que je « manque » de quelque chose, mais parce que j’ai envie d’être plus consciente, plus libre, et plus douce avec moi-même.
Et récemment, je suis tombée sur une réflexion qui m’a vraiment marquée : les croyances limitantes.
En lisant, j’ai ressenti comme un soulagement intérieur… parce que je me suis dit : « Ah… donc je ne suis pas la seule à fonctionner comme ça. » Et surtout : « Ce n’est pas un défaut… c’est un mécanisme humain. »
Une croyance limitante, c’est quoi au fond?
C’est une petite phrase, parfois très discrète, qui se glisse dans notre tête exactement au moment où on s’apprête à avancer, à essayer, à oser.
Elle ressemble souvent à un mélange de :
- « Je ne suis pas assez… » (bonne, prête, compétente)
- « Je ne vais pas y arriver. »
- « Ce n’est pas pour moi. »
- « Je ne comprends rien à la technologie. »
- « Je ne suis pas bonne avec tout ça. »
- « Je vais me tromper. »
- « Ça me dépasse. »
Ces phrases-là ont un poids… parce qu’elles viennent avec une sensation : tension, découragement, fatigue avant même d’avoir commencé.
D’où viennent ces croyances?
Souvent, ça ne sort pas de nulle part.
Ça peut venir de l’éducation, de l’école, de phrases entendues trop tôt et trop souvent. Parfois, ce sont des mots lancés sans mauvaise intention… mais qui ont laissé une trace.
Un professeur qui compare.
Un adulte qui dit : « Tu n’es pas doué(e) pour ça. »
Une remarque qui te fait sentir « de trop », « en retard », « pas à la hauteur ».
Et un jour, sans qu’on s’en rende compte, on commence à y croire. On finit par confondre une expérience avec une identité.
Je ne dis pas ça pour blâmer qui que ce soit. Souvent, les gens faisaient de leur mieux. Mais nous, aujourd’hui, on peut choisir autre chose : ne pas rester accroché(e) à ce qu’on nous a dit… ni à ce qu’on a cru quand on était jeune.
Parce que ce ne sont pas des faits. Ce sont des croyances. Et une croyance, ça se transforme.
Le point important : ces croyances ont une fonction
Ce que j’ai trouvé éclairant, c’est ceci : une croyance limitante ne se crée pas toujours pour nous nuire. Souvent, elle se crée pour nous protéger.
Elle essaie d’éviter une douleur : celle de se tromper, de se sentir jugé(e), de se sentir « pas assez ».
Alors, parfois, notre esprit préfère ne pas tenter… plutôt que de tenter et risquer de souffrir.
Mais voici une vérité simple : ne pas être à l’aise aujourd’hui ne veut pas dire être incapable. Ça veut seulement dire : « je suis en apprentissage ».
Quand on y pense, si les inventeurs et les chercheurs avaient abandonné dès les premières erreurs, on n’aurait pas une grande partie des choses qui nous facilitent la vie aujourd’hui.
Une confidence, un peu plus personnelle
Ceux qui étaient avec moi au tout début de mes cours en ligne le savent : en 2020, la technologie n’était vraiment pas mon fort. Je cherchais beaucoup, je me trompais, je recommençais, et j’apprenais “sur le tas”, un pas à la fois.
Et c’est justement ça qui m’a transformée :
je n’ai pas attendu d’être à l’aise pour continuer. J’ai continué pour devenir à l’aise.
Avec les années, à force d’essayer, je me sens solide maintenant. Pas parce que tout est devenu « facile », mais parce que je me suis donné le droit d’apprendre.
Naturellement, tout ça s’applique à la vie entière… et oui, ça s’applique aussi en art.
Parce que vivre et créer, c’est se mettre en mouvement.
Et se mettre en mouvement, c’est se donner le droit de déconstruire ces croyances limitantes qui n’ont plus leur place, celles qui nous freinent, qui nous empêchent d’avancer, d’explorer, de découvrir et de nous épanouir pleinement.
Quand on en prend conscience, quand on comprend que ce ne sont pas des faits mais des croyances, le pouvoir change de côté. Et à partir de là, il devient possible de les transformer.
La vie n’a jamais demandé la perfection.
Elle demande une seule chose : la présence.
Essayer. Ajuster. Continuer.
Je termine avec cette phrase que j’aimerais que tu gardes près de toi, comme un repère :
La meilleure façon de rater… c’est de ne pas essayer.
Avec toute ma bienveillance,
Lyse-Anne